L’art de chaque millésime

Carnet de Millésimes

Au Château Boyd-Cantenac, chaque vin naît de la nature : précipitations, températures et réactions des vignes façonnent chaque millésime. Nous suivons ces éléments avec attention pour révéler tout le potentiel de nos vins.

Nous sommes fiers de présenter ici un suivi commenté, année par année, des conditions climatiques de nos millésimes récents.

Millésime 2025

2025 a été marqué essentiellement par la profonde sécheresse de l’été. Elle a commencé dès le mois de mai et s’est poursuivie en juin et juillet. L’ensoleillement de ces trois mois a même été supérieur à celui de 2023. Le millésime s’est d’emblée classé parmi les plus précoces, comparable à 2022, 2020, 2018.

Après un hiver doux et relativement sec, puis mars plutôt sec, la réserve hydrique des sols, au début de cycle, n’était pas pleine. Le débourrement est intervenu dès la dernière semaine de mars. La floraison, entre le 16 mai et le 5 juin, s’est déroulée sous des conditions favorables puis juin, particulièrement sec et chaud, suivi de juillet très sec aussi, comme le début août, fit que les raisins sont restés très petits, annonçant déjà un faible volume de la récolte. On retrouva une pluviométrie normale à partir de la dernière décade d’août.

L’été fut modérément chaud, mais marqué par un pic de chaleur fin juin, puis par un mois d’août aux températures élevées, notamment autour du 15. Les nuits, pendant la période de maturation, sont restées globalement fraîches, malgré quelques nuits à plus de 20°C vers la mi-août. Septembre fut plutôt frais, finissant une parfaite maturité des raisins, en leur évitant toute lourdeur, et assurant un bonne synthèse des arômes.

Les vendanges ont finalement commencé le 13 septembre, le 22 pour les cabernets sauvignons, et finirent le 25, la date à laquelle commence souvent la récolte ! Ce fut la plus précoce que nous ayons connue.

Le rendement, inférieur à 20 hl/ha, est au plus bas mais la qualité des raisins, extrêmement sains, était excellente.

Dès l’encuvage, les moûts ont été très foncés. Les vins sont riches, concentrés, remarquablement équilibrés, avec d’intenses arômes fruités. Ils nous ont surpris par leur fraîcheur, avec de belles acidités et des degrés d’alcool modérés, proches de 13 %.

En avril 2026, dominent les impressions de fraîcheur, puissance, équilibre, finesse et intensité aromatique. Le tanin, puissant, long et savoureux, de grande qualité, devra s’assouplir au long de l’élevage, puis en bouteille avant d’être bien intégré à l’ensemble.

Le 2025 de Boyd-Cantenac sera un grand millésime de garde.

Cabernet Sauvignon 82 %

Merlot 7%

Cabernet Franc 6%

Petit Verdot 5%

L’année 2024 s’est sensiblement distinguée des deux millésimes précédents. Là où 2022 s’était caractérisée par une chaleur estivale constante et un été particulièrement sec, et où 2023 avait été marquée par une arrière-saison exceptionnelle, très chaude et lumineuse, succédant à un été chaud mais arrosé, 2024, quant à elle, n’a pas connu d’épisode de sécheresse.

Après un hiver doux et très pluvieux (900 mm de pluie entre la fin des vendanges 2023 et le 1er Avril), le printemps fut plus frais que la moyenne longue, de la mi-avril à la fin juin. La fleur intervint du 26 mai au 8 juin, et le temps frais entraîna quelque coulure, surtout sur les Merlots.

L’été fut modérément chaud, avec des températures normales, sauf pour une période plus chaude de la mi-juillet à la mi-août, avec une fin juillet franchement chaude (34°C, nuits à 21°C pendant quatre jours). Septembre fut frais lui aussi. La vigne n’a pas connu de sécheresse, de telle sorte que les vins rappellent ceux des millésimes des années 80 et 90.

Les vendanges ont finalement pris place du 23 septembre au 10 octobre, avec des températures élevées.

Après un tri manuel des raisins rigoureux, à la vigne puis à l’entrée du chai, les vins sont d’un style plus léger et plus frais que ceux auxquels nous ont habitués les derniers millésimes. Ils montrent de bonnes couleurs et des arômes floraux et de petits fruits. En bouche ils sont de corps moyen, frais avec une bonne acidité. Le tanin, encore incisif, devra s’assagir au long de l’élevage.

Bien qu’il puisse être bu relativement tôt, son équilibre tanin/acide lui permettra certainement de bien vieillir, renouant avec des millésimes légers, frais, aromatiques et d’une grande finesse, tels qu’on en a connus beaucoup au siècle dernier.

Les Merlots montraient de bons arômes, frais, une bouche modérément compacte, avec aussi beaucoup de fraîcheur. Les Petits Verdots étaient floraux, épicés, avec une attaque souple, tandis que les Cabernets Sauvignons avaient une bonne complexité aromatique avec aussi beaucoup de fraîcheur et un joli équilibre de structure. Les tanins affirmés, fins et frais, feront certainement de belles finales après quelques années de vieillissement en bouteille.

Cabernet Sauvignon 72%
Merlot 17%
Petit Verdot 5%
Cabernet Franc 6%

A la différence de 2022, qui connut une chaleur estivale constante, 2023 a été surtout marquée par une arrière saison exceptionnelle, très chaude et ensoleillée, qui a finalement déterminé la qualité des raisins récoltés, après un été arrosé et plutôt chaud.

Globalement l’année fut chaude, malgré une période froide en février, et a connu quatre mois chauds, largement au-dessus des moyennes saisonnières d’avril à juin, puis surtout septembre et octobre. De mémoire d’homme on n’avait jamais vu une telle chaleur d’arrière-saison. L’ensoleillement global de la saison végétative a été supérieur à la moyenne, comparable à ceux de 2015, 2017 et 2019.

Les épisodes orageux ont été fréquents, maintenant une constante humidité et rendant difficile la lutte contre les maladies du feuillage.
Après un mois de février froid et plutôt sec, mars a été très arrosé. Le cycle végétatif a débuté à des dates normales. Les merlots, qui débourrent les premiers, ont un peu souffert du gel du 5 avril, puis la floraison s’est déroulée à partir du 21 mai dans des conditions favorables, chaudes et ensoleillées, laissant prévoir un millésime précoce, avec un début de vendanges entre le 20 et le 25 septembre. La véraison fut aussi assez brève, sous des conditions favorables.

L’été a été particulièrement orageux (surtout en juin, qui ne reçut cependant que 66 mm de pluie conformément à la moyenne), et chaud. Juillet et août furent plutôt secs, avec des nuits fraîches, laissant espérer une bonne maturation des raisins.

La fin du mois d’août vit ensuite une période caniculaire, puis les températures élevées se sont maintenues. Début septembre, elles dépassaient parfois 30°C, et les nuits 20°C. Le samedi 9 septembre en particulier fut très chaud et de nombreuses grappes ont souffert de la chaleur, amputant fortement la récolte mais concentrant les raisins.

Les prévisions météo nous ont finalement poussés à commencer la récolte des merlots le 12 septembre, avec une bonne semaine d’avance sur nos prévisions. Les températures diurnes furent constamment élevées.

Les raisins, mûrs et très sains, ont permis d’obtenir des vins de bonne concentration, bien colorés, avec des jolis arômes, une grande sucrosité, beaucoup de fraîcheur et des tanins savoureux.

Les Merlots montraient des arômes intenses et frais, une bouche compacte, avec une fraîcheur surprenante au vu des températures de la maturation. Leurs tanins sont particulièrement souples. Les Petits Verdots sont épicés, puissants avec une attaque particulièrement charnue.

Les Cabernets Sauvignons sont d’une belle richesse aromatique, avec des tanins affirmés, fins et longs qui feront de très belles finales après quelques années de vieillissement en bouteille. En avril 2024, les vins montrent une belle couleur, dense. Ils ont comme souvent beaucoup de fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités. Les tanins sont de belle qualité, fins, mûrs et très prometteurs.

Boyd-Cantenac, dominé par le Cabernet Sauvignon, montre un fruit intense, frais, pur et mûr. La bouche est fraîche, aromatique, très équilibrée, avec un toucher très doux et un tanin très présent, mûr, fin, long et raffiné. Le degré alcool est de l’ordre de 13,5 %.

Cabernet Sauvignon : 56%
Merlot : 33%
Petit Verdot : 7%
Cabernet Franc : 4%

Quatre mots décrivent bien le millésime : très sec, très chaud. Voilà un autre millésime intéressant !

Avec un cumul de températures supérieures à 10°C, considéré comme le zéro de végétation de la vigne, largement supérieur à la moyenne de Margaux, à l’inverse de 2021, et largement plus sec que la moyenne (déficit de pluie de 200 mm, ou – 25 % des précipitations de la période végétative), 2022 restera un millésime atypique.

L’hiver a été plutôt sec et froid, malgré deux périodes plus chaudes, en décembre et février. Après un début avril froid qui causa le gel de bourgeons, diminuant ainsi la récolte, le printemps fut chaud et sec. L’été a été particulièrement sec, sauf en juin, et constamment chaud, avec quatre épisodes caniculaires, avec des températures atteignant 40°C (14-18 juin, 11-18 juillet, 3 puis du 10 au 12 août). A la différence de 2003, qui connut des records de chaleur, mais plus ponctuels, les nuits sont restées relativement fraîches. Avec 150 h de plus que la moyenne, entre avril et septembre, 2022 a connu la seconde saison végétative la plus ensoleillée après le record de 2018 (179 h).

Dès Avril, le cycle végétatif s’annonçait plutôt précoce, avec un débourrement généralisé vers le 27 mars. Les basses températures du début avril (- 3°C) ont détruit les bourgeons les plus avancés des merlots. Rapidement ensuite, les températures se sont élevées, à la faveur du vent du sud (20°C le 11/04), mais globalement avril fut conforme aux moyennes. Mai chaud et sec a favorisé une floraison rapide. Le dessèchement progressif des sols fit que les raisins restèrent petits, avec une bonne proportion pellicule/jus, favorable à la qualité de la récolte.

La véraison fut précoce, à partir du 17 juillet, dans des conditions très sèches et chaudes.

A partir du 13 août le temps change significativement. 13 mm de pluie le 13 août viennent alléger la sécheresse, la dernière pluie significative datant du 26 juin, les températures deviennent plus douces, de 16-17°C le matin et 25-28°C au maximum de l’après-midi. Les herbes reverdissent et les vignes souffrent moins.

Les raisins, le 22 août sont encore assez durs, à peine parfumés et déjà peu acides. Les pellicules sont épaisses. La dernière période chaude est intervenue les 11, et 12 septembre, à plus de 35 °C, et encore 31°C le 13. Nous n’avions reçu que 142 mm depuis le débourrement (!).

Commencée le 15 septembre, par 18°C et de la brume, la récolte s’est prolongée jusqu’au 11 octobre, ponctuée de nombreux arrêts pour mieux suivre la maturité des différentes parcelles. Nuits fraîches, vers 13-15°C, journées à 23-24°C, ensoleillées: conditions idéales de maturation du Cabernet Sauvignon. On vendangea les 15 et 16 septembre, les 22-23, puis les 26-27 pour les Petits Verdots et les Cabernets Francs. Reprise le 3 octobre, laissant passer les pluies des 28 et 29.

Les raisins ont rarement été aussi beaux que cette année. Ils ont donné des vins très mûrs, très colorés, avec des jolis arômes et des tanins savoureux. Les Merlots montraient des arômes d’intensité moyenne et aux tanins particulièrement souples. Les Petits Verdots exprimaient de leur côté des arômes puissants et d’une rare qualité, avec des tanins très fins. Les Cabernets Sauvignons montraient une belle richesse aromatique, avec des tanins affirmés qui mériteront quelques années de vieillissement en bouteille.

En avril 2023, les vins montrent une belle couleur, très dense. Ils ont comme souvent beaucoup de fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités. Les tanins sont de belle qualité, fins, mûrs et très prometteurs.

Boyd-Cantenac, dominé par le Cabernet Sauvignon, montre un fruit intense, frais, pur et mûr. La bouche est fraîche, aromatique, très équilibrée, avec un toucher très doux et un tanin très présent, mûr, fin, long et raffiné.

Cabernet Sauvignon : 64%
Merlot : 20%
Petit Verdot : 10%
Cabernet Franc : 6%

Voilà un autre millésime intéressant ! Avec un cumul de températures supérieures à 10°C, considéré comme le zéro de végétation de la vigne, significativement inférieur à la moyenne de Margaux, et plus arrosé que la moyenne (+ 180 mm), 2021 est bien différent des précédents millésimes, qui furent souvent chauds et relativement secs. D’avril à septembre, l’ensoleillement a été inférieur à la moyenne, comparable à celui de 2012 et 2014.

Finalement, un cycle végétatif un peu décalé, suite à un printemps et un été anormalement frais, des pluies à la veille des vendanges et une fin de récolte ensoleillée nous ont cependant permis de créer un joli vin, fin et tendu.

L’hiver, pluvieux et relativement doux, malgré une période froide en janvier, avec des températures de février de plus de 2°C au dessus des moyennes trentenaires, a amené un débourrement précoce, à partir du 22 mars, exposant ainsi les jeunes pousses de la vigne au gel, du 6 au 9 avril. Une autre période de gel interviendra les 3 et 4 mai. Le mois de mai, avec des températures en moyenne de 2,2°C en dessous des normales saisonnières, est l’un des plus frais depuis plusieurs années. Il est le 3ème le plus pluvieux et le second le plus froid depuis 30 ans! La floraison a donc été tardive, débutant le 26. Nous avons noté la mi-floraison des merlots vers le 8 juin, avec une coulure (avortement des fleurs par échec de leur fécondation) importante, due au temps frais et pluvieux qu’a connu la fleur.

Si le début juin fut très chaud, le reste du mois fut franchement frais. Juin 2021, qui reçut 2,5 fois plus de pluie que la moyenne trentenaire, a été marqué par une constante instabilité et fut finalement le deuxième mois de juin le plus pluvieux depuis 2000. Il a ainsi été particulièrement favorable au mildiou de la vigne.

Juillet a aussi été pluvieux (10 mm au-dessus des normales) et frais (températures inférieures aux normales de 1,5°C).

La véraison est intervenue à partir du 18 juillet et fut lente et assez hétérogène.

L’été arriva enfin le 10 août, avec des journées à 30-32 °C pendant une semaine. Les journées furent plus fraîches à partir du 15 août, avec une première nuit fraîche (14 °C le matin) entre le 16 et le 17 août, qui fut suivie d’un temps idéal jusqu’au 2 septembre. Si le début du mois de septembre fut plus humide que d’habitude, et chaud, le beau temps s’installa de nouveau, avec de fortes différences de température entre la nuit et le jour (15°C) et des températures diurnes de (28-30°C) du 11 au 15 septembre.

Une pluie de 35 mm du 17 au 20 septembre, puis une semaine de très beau temps de saison, aux nuits fraîches et aux journées où la température est modérée, de 11 à 25°C, jusqu’au 25, ont précédé les vendanges, qui ont débuté le 27 septembre et se sont terminées le 12 octobre. La dernière semaine des vendanges a connu un temps superbe.
Les raisins étaient gros, suite aux pluies abondantes du printemps, très sains, avec de bonnes acidités et des teneurs en sucres modérées, comme on n’en avait pas vues depuis plusieurs années. Il a fallu les ramasser rapidement, avant qu’ils puissent se dégrader.

A la fin des vinifications les merlots étaient mûrs, aux arômes d’intensité moyenne et aux tanins particulièrement souples. Les cabernets sauvignons montraient une bonne richesse aromatique, avec des tanins affirmés qui mériteront quelques années de vieillissement en bouteille. Les cabernets francs ont montré une position intermédiaire tandis que les petits verdots étaient massifs, accroissant ainsi l’impression de volume en bouche. 2021 a encore montré, et plus encore que d’habitude, combien l’assemblage est profitable.

En avril 2022, les vins montrent une belle couleur, moyennement dense, jeune, vive, et ont comme souvent beaucoup de fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités et des taux d’alcool modérés. Les tanins sont de belle qualité, fins, mûrs et très prometteurs.

Cabernet Sauvignon : 62%
Merlot : 26%
Petit Verdot : 5%
Cabernet Franc : 7%

Belle année que 2020 ! Un cycle végétatif précoce, avec un été chaud et sec et des pluies à la veille des vendanges du cabernet nous a permis de créer un joli millésime.

L’hiver et le printemps doux, avec des températures de décembre à février supérieures de plus 2°C par rapport à la normale, puis de nouveau en avril et en mai, ont permis un débourrement précoce de la vigne, vers la mi-mars pour le merlot et une croissance rapide. La floraison a été brève, sous de bonnes conditions, entre le 20 et le 26 mai.
Juin fut relativement frais, seul mois avec une température inférieure aux moyennes trentenaires.

Juillet chaud (des températures journalières de la deuxième semaine de 5°C supérieures aux moyennes) et particulièrement sec, avec une insolation exceptionnelle, alors que d’avril à juin la pluie avait été abondante, avec 80 mm d’excédent par rapport aux moyennes.

La véraison a un peu traîné, commençant vers le 12 juillet, avec une mi-véraison des premiers merlots notée le 21.

La sécheresse de l’été a fait que les raisins sont restés de petite taille, favorisant ainsi le rapport pellicules/jus. Elle a aussi favorisé les grands terroirs, sur lesquels la vigne n’a pas vraiment souffert de la sécheresse.

La fin de l’été fut tempérée : août s’inscrivit dans la normale, avec un début de mois chaud. Il fut marqué par des pluies orageuses autour du 15, puis des nuits fraîches en deuxième quinzaine, jusqu’à 13°C. Le beau temps sec se poursuivit sur septembre, sous des températures globalement normales mais de fortes chaleurs du 10 au 17, jusqu’à 30-32°C, puis plus basses à partir du 18.

La maturation s’est déroulée, à partir du 19-20 août, avec des températures modérées, de grands écarts journaliers de températures, dans de bonnes conditions.
L’ensoleillement estival a été exceptionnellement élevé, en particulier sur juillet. Le cumul d’insolation, d’avril à septembre (1467 h), est le second plus élevé des dix dernières années, derrière 2018, supérieur de 126 h à la normale trentenaire (1341 h) et comparable à ceux de 2010 et 2011, légèrement inférieur (de 52 h) à celui de 2018.

Finalement la récolte est intervenue du 21 septembre au 8 octobre, avec 13 jours de récolte, sous un ciel souvent couvert.

En avril 2021, ils montrent une belle couleur moyennement dense, jeune, vive, et ont comme souvent beaucoup de fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités et des taux d’alcool modérés, de l’ordre de 13 %. Le fruit est vif et complexe, tandis que le contact en bouche est soyeux, les tanins sont de belle qualité, fins, mûrs, au contact très doux.

Cabernet Sauvignon : 71%
Merlot : 18%
Petit Verdot : 8%
Cabernet Franc : 3%

2019 aura été un millésime de contrastes, avec un printemps frais et humide, après un hiver doux (supérieur aux moyennes de 0,5 °C) et plutôt sec, puis un été chaud et sec, à l’ensoleillement exceptionnel, qui a permis d’obtenir un nouveau grand millésime en « 9 ». Un début de saison frais, avec des gelées printanières, et jusqu’à la mi-juin des températures minimales inférieures à 10 °C et un ensoleillement proche de la moyenne.

Un été chaud et sec à partir de la mi-juin, avec des maximales supérieures à 35°C. Juillet de 1,3°C supérieur aux moyennes, avec un pic le 23, à 40°C. La sécheresse de l’été a fait que les raisins sont restés de petite taille, favorisant ainsi le rapport pellicules/jus. Elle a aussi favorisé les grands terroirs, sur lesquels la vigne n’a pas vraiment souffert de la sécheresse.

Une fin d’été tempérée (août inférieur de 0,9°C à la moyenne, avec des nuits particulièrement fraîches) et un mois de septembre proche de la moyenne, mais toujours sec. L’ensoleillement estival a été exceptionnellement élevé, en particulier sur juillet. Le cumul d’insolation, d’avril à septembre (1421 h), est supérieur de 80 h à la normale (1341 h), comparable à ceux de 2015 et 2017, légèrement inférieur (de 98 h) à celui de 2018.

La floraison a commencé vers le 25 mai, avec un temps favorable, sec et chaud, puis a connu pluies et températures plus basses, début juin, favorisant la coulure (avortement de fleurs) des cabernets sauvignons, sur nos vignes âgées, et ainsi, aussi, leur concentration.

La véraison est intervenue à partir de la fin juillet, à peu près comme lors des dix dernières années. Les pluies des 10-13 août (16 mm) ont accéléré son achèvement, relançant le métabolisme de la plante, qui avait été fortement ralenti par la sécheresse de l’été.

La maturation s’est déroulée, fin août et en septembre, sous le soleil et avec des températures modérées, de grands écarts journaliers de températures, un régime de vent de Nord-Est, dans de bonnes conditions.

Finalement la récolte est intervenue du 25 septembre au 18 octobre, avec 13 jours de récolte, sous un ciel souvent couvert.

En mai 2020, ils montrent une très belle couleur, dense et jeune, et ont, comme souvent, beaucoup de fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités et des taux d’alcool modérés, de presque 13,5 %. Le 2019 de Boyd-Cantenac a un nez fin, intense, complexe, très cabernet, dense avec beaucoup d’élégance, un beau fruit et un fin boisé.

En bouche, l’attaque est fine et progressive, soyeuse. Vient ensuite un bon corps, souple, longiligne, à l’intensité aromatique croissante, comme l’astringence. La finale est savoureuse, élégante, très longue avec un tanin marqué et d’une grande noblesse.

Cabernet Sauvignon : 68%
Merlot : 21%
Petit Verdot : 8%
Cabernet Franc : 3%

Le millésime 2018 a connu deux périodes aux conditions météorologiques très différentes et très marquées : six mois pluvieux, tout d’abord, jusqu’à la mi-juillet (la pluviosité d’une année entière reçue en six mois), puis la situation s’est ensuite radicalement inversée, avec un été chaud et sec, à l’ensoleillement maximal en août et septembre.

Le mois de janvier, qui fut très doux, a marqué aussi un record d’humidité aussi. Après des mois de février et mars froids (respectivement 2,7 et 1°C sous les normales), un avril très doux, chaud en seconde décade entraîna un débourrement plutôt précoce et rapide. En mai ce fut une succession d’orages, avec une alternance de périodes pluvieuses et sèches. La floraison à partir du 24, un peu plus tardive qu’en 2017, a connu des alternances de périodes pluvieuses, qui ont entraîné une certaine coulure, mais par chance le vignoble a échappé aux forts orages de grêle du 26 mai. Juin et la première quinzaine de juillet furent à la fois pluvieux et chauds, ce qui rendit plus difficile la lutte contre le mildiou.

L’été, arrivé à la mi-juillet, chaud (+1°C en juillet, +0,3°C en août par rapport aux normales), sec, (42 % de déficit hydrique en août, 77 % en septembre), sans excès de chaleur cependant, a connu une insolation remarquable (18 % au-dessus des normales pour juillet, août et septembre). L’ensoleillement, d’avril à septembre, a été de loin le plus important depuis 2008, avec 179 h de plus que la normale (2010 : 111 h, 2015 : 111 h). Septembre en particulier n’a connu que trois jours avec un temps couvert. Prévoyant de fortes teneurs en sucres, donc en alcool pour les vins, nous avons réduit la surface foliaire.

Dès le mois d’août les matinées ont été le plus souvent fraîches (14°C le matin du 10 août) et les écarts journaliers de température élevés, favorisant une parfaite maturation des raisins, tandis que la sécheresse des sols entraînait un ralentissement du métabolisme des plantes.

Le temps favorable nous a permis de vendanger lentement, pour attendre la maturité optimale des parcelles, et la récolte a donc duré du 1er au 23 octobre, sur des raisins très mûrs et sains.

En début d’élevage toutes les couleurs étaient remarquables. Les Merlots avaient beaucoup de mâche, de beaux arômes, éclatants, un taux d’alcool élevé mais plus de fraîcheur que nous en attendions lors de la récolte. Les Cabernets Francs étaient très séducteurs, équilibrés, avec une belle complexité aromatique ; les Petits Verdots étaient massifs, avec une belle finesse de tanin, tandis que les Cabernets Sauvignons paraissaient frais, fins, purs, avec un beau cortège aromatique et une longue finale, avec des tanins encore fermes.

En mars 2019, ils montrent une très belle couleur, dense et jeune, et ont une grande fraîcheur, en relation avec de bonnes acidités et des taux d’alcool modérés (de l’ordre de 13,6 %).

Boyd-Cantenac a un nez relativement explosif, dense avec un beau fruit, fin et boisé. En bouche, l’attaque est fine et progressive, soyeuse. Vient ensuite un bon corps, souple, à l’intensité aromatique croissante, comme l’astringence. La finale est savoureuse, longue et élégante, avec un tanin marqué.

Cabernet Sauvignon : 65%
Merlot : 19%
Petit Verdot : 10%
Cabernet Franc : 6%

2017 restera dans les mémoires comme une des années qui ont souffert du gel de printemps, comme 1991, bien que moins fortement. Globalement, l’année fut fraîche avec un été sec, déterminant ainsi le style des vins obtenus. Après les vendanges 2016, la fin de l’automne avait été particulièrement fraîche, avec des moyennes d’octobre inférieures aux moyennes de 2,2 °C. Janvier, de 2,5°C plus bas que les moyennes, a été froid, au contraire de février.

Mars et le début du mois d’avril, doux, ont entraîné un départ précoce et rapide de la végétation (débourrement noté au 11 mars). Les dix derniers jours d’avril ont en revanche été froids, avec des gels importants les 20-21, puis 27-28-29, détruisant une bonne moitié des promesses de récolte.

Mai et juin furent plutôt chauds, avec un passage caniculaire du 18 au 22 juin, où les températures atteignirent 35 °C, et juin très arrosé. D’avril à juin, l’ensoleillement a été, globalement, supérieur à la moyenne.

L’été pour sa part a été plutôt frais (juillet de 0,5 °C, puis août de 1,3 °C inférieurs aux moyennes trentenaires), avec des températures irrégulières, et sec.

Septembre fut frais aussi (2,5 °C en dessous des moyennes), et humide, surtout pendant les deux premières décades, à la veille des vendanges, rappelant un peu, en cela, 1999. L’été aura finalement été relativement peu ensoleillé, à l’inverse du printemps.

Le gel du printemps, pour Boyd-Cantenac, a touché tous les cépages, mais plus spécialement les merlots, de telle sorte que le cabernet est très fortement dominant dans l’assemblage. Outre ce fait, le millésime se caractérise globalement par des températures plutôt basses, une saison végétative sèche, particulièrement l’été. Les précipitations totales de l’année furent de 600 mm seulement. Ces conditions ont été favorables à une maturation régulière des raisins qui avaient échappé au gel, avec de bonnes synthèses aromatiques. Il en résulte que la qualité des vendanges a été très dépendante, comme toujours ici, d’une part du travail apporté aux vignes au printemps et à l’été, d’autre part des sols, qui ont joué un rôle important, avec la qualité et la profondeur de l’enracinement, en permettant de laisser mûrir des raisins qui sont restés sains, et ainsi de récolter assez tard pour obtenir une très bonne maturité de la vendange. Les cabernets sauvignons en particulier, qui profitent tout spécialement des longues maturations, sont remarquables. Le début de la récolte, que nous avions initialement prévue vers le 20 septembre, alors que l’année s’était annoncée, dès le débourrement et la floraison, comme très précoce (mi-floraison des merlots au 25 mai, mi-véraison vers le 22-25 juillet), a pu être retardé au 25/09. Elles se sont déroulées en pointillé, comme souvent pour nous, et sans pluie, jusqu’au 10 octobre.

Avec une excellente maturité, les conditions de l’année créèrent des vins équilibrés, classiques, avec une belle fraîcheur et des tanins bien mûrs.

En mars 2018, tous montrent de belle couleurs, denses et encore violines.

Les Merlots étaient d’emblée très ronds, avec un fruit mûr et frais et un joli tanin, puissant, déjà un peu soyeux mais à l’astringence encore bien marquée. Les Petits Verdots étaient massifs, avec parfois une légère amertume, tandis que les Cabernets Sauvignons, aux arômes intenses, purs et fins, avec une belle acidité, montraient une grande finesse et une belle longueur. Les Cabernets Francs étaient, comme souvent, séduisants, complexes, amples, aromatiques, intenses, élégants, superbement équilibrés.

Bien que 90 % des vins de goutte soient en barriques neuves depuis au moins quatre mois, le bois reste très discret. Les assemblages sont très équilibrés, avec un fruit très frais, un toucher soyeux, des tanins bien présents, fins et gourmands, une astringence finale encore marquée.

Cabernet Sauvignon : 76%
Merlot : 11%
Petit Verdot : 7%
Cabernet Franc : 6%

Le millésime 2016 se caractérise par un début de saison humide et relativement frais, suivi d’un été très sec et chaud, à un niveau rarement atteint, et d’un automne sec et ensoleillé, aux fortes amplitudes thermiques.

La qualité des vendanges a été étroitement liée, d’une part, au travail apporté aux vignes au printemps, et d’autre part, à la profondeur et à la qualité de l’enracinement, qui ont déterminé la capacité de la plante à répondre à ses besoins en eau.

L’ensoleillement global a été fidèle aux moyennes, mais sa répartition particulière a fortement influencé la personnalité du millésime.

Après un automne doux et sec (novembre et décembre 2015, avec des températures supérieures aux moyennes et un déficit de pluviométrie de 50 %, accompagné d’un courant de sud constant), les mois de janvier et février 2016, jusqu’au 10 mars, ont été doux et humides (1 °C de plus que les moyennes et trois fois la moyenne trentenaire sur janvier, avec 240 mm de précipitations).

Avril a été relativement sec, mais couvert, avec des pluies fréquentes. Mai et juin ont été pluvieux, avec un ensoleillement très inférieur à celui de 2015 et des températures fraîches (juin inférieur de 1 °C aux moyennes, avec un seul épisode chaud en fin de mois, 33-35 °C).

La floraison, entre la fin mai et la mi-juin, laissait prévoir des vendanges autour du 26 septembre. Si l’insolation de mai et juin a été moindre qu’en 2015 et par rapport aux moyennes, elle a été supérieure lors des mois d’été, particulièrement en août.

Les mois d’été ont également été exceptionnellement secs, sur une période de 80 jours. Sur la période d’avril à septembre, l’ensoleillement moyen de 2016 a été normal : inférieur à 2009, 2010, 2011 et 2015, mais supérieur à 2012, 2013 et 2014.

Les températures estivales ont été proches des moyennes, août légèrement plus chaud que juillet, avec deux pics de chaleur : le 15 août et du 23 au 27 août, atteignant un maximum de 36,7 °C le 23. À partir du 28 août, les nuits sont redevenues fraîches, autour de 15 °C.

Septembre est resté estival jusqu’à l’orage du 13, avec des journées douces et sèches et de grands écarts de température entre le jour et la nuit, favorisant une maturation lente et régulière des raisins, qui sont restés parfaitement sains.

Octobre fut sec, permettant de débuter les vendanges le 29 septembre. Elles se sont déroulées en pointillé, comme souvent pour nous, et sans pluie, jusqu’au 26 octobre, établissant un record de longueur.

Les raisins ont atteint une excellente maturité, avec des teneurs en alcool élevées, particulièrement pour les merlots. Les assemblages, dominés par le cabernet, ont finalement donné des vins aux teneurs en alcool équilibrées, autour de 13,5 %, confirmant le caractère élégant et structuré du millésime.

Les Merlots étaient d’emblée très ronds, avec un fruit mûr et frais, et un joli tanin, puissant et soyeux. Les Petits Verdots étaient massifs, tandis que les Cabernets, aux arômes intenses et fins, avec une bonne acidité, ce qui n’est pas courant dans le millésime, montraient une grande finesse et une belle longueur, avec parfois une légère amertume. Les Cabernets Francs étaient, comme souvent, séduisants, complexes, amples, aromatiques, intenses, élégants, superbement équilibrés.

Les assemblages montrent finalement une très belle couleur. Ils sont très équilibrés, aux tanins fins et aimables, gourmands, avec un fruit très frais. Bien que 90 % des vins de goutte soient en barriques neuves depuis au moins quatre mois, le bois reste discret.

Cabernet Sauvignon : 75%
Merlot : 11%
Petit Verdot : 7%
Cabernet Franc : 7%

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